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 [FILM CULTE] "Fight Club"

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maX oXid
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MessageSujet: [FILM CULTE] "Fight Club"   Mar 4 Oct - 21:03

Ce soir, France 2 a la bonne idée de diffuser un monument du cinéma contemporain: "Fight Club" de David Fincher .(1999).
RDV donc à 23h15 pour redécouvrir ou découvrir ce film subtile et intelligent avec Edward Norton et Brad Pitt.

Je l'ai en DVD mais je vais quand même le revoir...


Dernière édition par le Dim 27 Mai - 21:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FILM CULTE] "Fight Club"   Mar 4 Oct - 23:07

"Mets-moi un flingue sur la tempe et décore les murs avec ma cevelle."

"Avec le canon d'un flingue entre les dents , on ne prononce que les voyelles "

"Si je ne disais rien, les gens imaginaient toujours le pire..."

"Glisse!"

"On est les enfants oubliés de l'Histoire. On n'a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression, c'est nos vies. On n'a pas de but ni de vraie place. On fait des boulots qu'on déteste pour se payer des merdes qui nous servent à rien.
La télé nous a appris à croire qu'on serait tous millionnaires ou stars du cinéma mais c'est faux! Et on appred lentement cette vérité... On en a vraiment, vraiment plein le cul..."

"Il faut que tu saches qu'il est possible que Dieu ne t'a jamais aimé et ce n'est pas la pire chose qui puisse t'arriver!"
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Loutre en peluche
Guerre


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Localisation: Partout où je peux squatter un pc
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MessageSujet: Re: [FILM CULTE] "Fight Club"   Mer 5 Oct - 18:05

Je suis tombé dessus par hasard hier soir, ça m'a agréablement surpris de voir ce film sur France 2. Mais il faudra quand même qu'ils se décident un jour à diffuser les bons films étrangers en vo, parce que le doublage ne rend vraiment pas justice au harisme de Brad Pitt dans le rôle de Tyler Durden.
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Loreleï



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MessageSujet: Re: [FILM CULTE] "Fight Club"   Mer 5 Oct - 19:25

mon ami m'a moitié obligé de le voir il y a peu de temps ... je l'ai trouvé sympa mais au point de le revoir je doute ...
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MessageSujet: Re: [FILM CULTE] "Fight Club"   Mer 5 Oct - 19:38

d'accord sur la VO ca fait trop souvent défaut, à la tv et au cinéma...
c'est dommage
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MessageSujet: Re: [FILM CULTE] "Fight Club"   Lun 10 Oct - 10:28

Je suis le scrotum de Jack...
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Mardraum
Ses bras puissants font même la vaiselle !


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MessageSujet: Re: [FILM CULTE] "Fight Club"   Sam 19 Nov - 19:28

Tu veux la finir ?
on m'a pas baisé comme ca depuis la maternelle
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maX oXid
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MessageSujet: Re: [FILM CULTE] "Fight Club"   Dim 27 Mai - 21:30

Je remonte ce topic d'octobre 2005 pour mettre les liens d'extraits majeurs de ce monument du Cinéma...

Fight Club (On en a plein le cul)
http://www.dailymotion.com/video/x1igso_fight-club-on-en-a-plein-le-cul

Fight Club (On est des consommateurs)
http://www.dailymotion.com/video/x1jpvy_fight-club-on-est-des-consommateurs

Scènes mythiques - Fight Club
http://www.dailymotion.com/video/xzl7q_scenes-mythiques-fight-club

Very Happy Cool
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maX oXid
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MessageSujet: Re: [FILM CULTE] "Fight Club"   Lun 15 Oct - 17:37

[DJ]_o[X]id a écrit:
Je remonte ce topic d'octobre 2005 pour mettre les liens d'extraits majeurs de ce monument du Cinéma...

Fight Club (On en a plein le cul)
http://www.dailymotion.com/video/x1igso_fight-club-on-en-a-plein-le-cul

Fight Club (On est des consommateurs)
http://www.dailymotion.com/video/x1jpvy_fight-club-on-est-des-consommateurs

Scènes mythiques - Fight Club
http://www.dailymotion.com/video/xzl7q_scenes-mythiques-fight-club

Very Happy Cool


Encore une autre scène d'un des plus grands films de tous les temps...car avec une réflexion, un vrai fond...un truc de fou quoi ! Je bois ces paroles. Le livre FIGHT CLUB est aussi ma bible.

http://www.dailymotion.com/video/x2aoaj_fight-club-1999_shortfilms
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Noisicien



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MessageSujet: Re: [FILM CULTE] "Fight Club"   Ven 26 Oct - 11:23

d'ailleurs voilà le brouillon d'un travail oral que j'avais en parti fait sur fight club :

Fight Club:

Aliénation et marchandise.

Fight Club présente le désespoir et la folie (aliénation au sens maladie mentale) d’un homme dont l’être, la personnalité est entièrement absorbée par la dimension matérielle de son existence. La philosophie du film est emprunte de marxisme et est tributaire du travail des sociologues sur la société de consommation.

Dans la majorité, les membres du fight club représentent le nouveau prolétariat : leur travail est précaire, sous payé, ou ne profitent pas directement du fruit de leur travail.
Marx nous montre que le prolétaire ne possède rien d’autre que lui-même, que sa force de travail. Le prolétaire est aliéné dans le travail, non seulement à cause de la plus-value crée par le bourgeois sur son dos, mais aussi parce que l’ouvrier met une part de lui dans son travail, et le produit de son travail est donc une part de lui, qui ne lui revient pas, il est dépossédé d’une partie de lui-même, qui lui devient extérieure et hostile. A cause de son travail aliénant, l’homme devient étranger à lui-même. (le narrateur à soit pas de nom du tout/soit plusieurs noms différents dans le film)

Cela créait un vide dans l’identité des personnes, vide qui se comble via le « fétichisme de la marchandise ». Nos possessions deviennent la dimension la plus importante de notre être, nous nous définissons bien plus par ce que nous possédons, nos meubles, nos gadgets, etc.
Ces marchandises dans lesquelles nous nous abandonnons ne sont pas le fruit d’un seul homme, aucune réelle identité n’en transparaît si ce n’est celle que l’on projette dedans, puisque ces objets sont issus d’une chaîne, et sont donc impersonnels, vides, et, de plus, ont un « potenciel de défectuosité » important pour relancer l’économie. Si l’objet fabriqué est une part de l’ouvrier, si cet objet est voué dès le départ à se détruire, qu’advient t’il de la petite unité d’être de l’ouvrier qu’elle représente ? Elle se perd. C’est aussi contre cela que Tyler Durden est « conçu », contre cela qu’il doit lutter. (on portera des vestes de cuir qui dureront toute notre vie)


Ces aliénations, prises au sens figuré, mènent le personnage à une réelle aliénation, la folie.
Le personnage schizophrène crée un objet qui lui est extérieur, qui n’a pas de réelle existence, qu’il ne peut contrôler et dont il ne peut pas se débarrasser. Le film mélange en une seule représentation la névrose d’un homme et de toute la société, les deux se faisant écho. L’objet de la névrose du narrateur, sa projection de soi (son « spectacle » au sens Debordien du terme. Le spectacle est une projection de soi en un autre, on passe de l’être au paraître, et en l’occurrence, de l’avoir au paraître) sort de son esprit et prend une place dans le monde réel. Ainsi, Tyler Durden (Brad Pitt) apparaît comme symptôme non plus de la folie d’un homme, mais comme le symptôme de notre société malade en laquelle notre identité est éclatée, et dans laquelle les rapports humains ont été transformés en rapports de choses (les victimes d’accidents considérés comme de simples statistiques dans le travail du narrateur). Cette névrose commune naît de l’insatisfaction du producteur aliéné (dont le travail/part de lui-même ne lui revient pas, lui est extérieure et hostile) à se suffire à lui-même, à se sentir complet.

Le film propose un processus, un mode d’emploi pour se réapproprier son être et son existence, par la recomposition de l’activité humaine et le remaniement de soi, par une plongée en soi (thème qui fait écho à la philosophie de Foucault prise au pied de la lettre : il faut se travailler pour penser librement, pour changer son point de vue, se meurtrire pour accéder à une position autre). Ce remaniement de soi passe par le fait de se taper dessus. On fait travailler son corps autrement que pour le capital, on produit un travail (une activité) qui ne profite qu’à nous, dont les bénéfices nous reviennent directement (on se sculpte, on se travaille), on se réapproprie son corps, on le ré-investie pour qu’il ne soit plus qu’une machine (comment peux-tu savoir qui tu es si tu ne t’es jamais battu)
Un thème existentialiste est aussi présent dans cette prise de conscience, incarné dans le besoin de toucher le fond, de perdre le contrôle et de l’abandonner. C’est le désespoir Sartrien qui s’exprime au travers de ce « concept », (rechercherais dans mon existentialisme est un humanisme)

Ainsi, on se détache progressivement de la société de consommation et de ses mauvais effets pour se révéler être un être plus complet, dont toutes les dimensions sont rassemblées et unies dans un corps que l’on maîtrise et que l’on s’est réapproprié.

Mais ce processus est un échec. Il passe par la destruction, quoique cette destruction au contraire peut passer pour une réussit, tant le film joue sur les désirs anarchisants du spectateur (alors que dans le livre, le côté marxiste ressort bien plus, prenant le pas sur l’autre).

Etude secondaire et esthétique du film.

Le personnage principal n’est pas Tyler Durden, ni brad pitt ni edward norton. Le personnage principal est la tyrannie qui s’exprime dans toute la première partie par la marchandise, le travail aliénant qui nous détruit (insomnie) et qui mène à la névrose, névrose commune qui s’installe et contamine les individus et qui est le deuxième vecteur de la tyrannie.
En effet, on voit que Norton, dans la première partie, est victime d’un système_ la société de consommation_ et que c’est au travers de la souffrance des autres qu’il parvient à réduire les problème que cela lui pose. Il est l’archétype de l’homme moderne, et sert ainsi de miroir potentiel à chacun des spectateurs. Ensuite, Tyler Durden (la nevrose), se substitue à la société de consommation par une thérapie de choc, et à la place des normes et codes de la société, il établie d’autres normes et un nouveau dogme. Les personnes qui le suivent le suivraient comme ils suivraient n’importe qui d’autre. Ils suivent le charisme (le « spectacle » donc) de la névrose qui joue sur leurs désirs anarchisants, plus que la névrose incarnée elle-même et ce qu’elle prône (ces hommes sont en effets stupides et suivent aveuglément tout ce qu’il dit, prennent tout au pied de la lettre, sont vidés de toute consistence).
Une fois dans le système Tyler, ils se calibrent sur le même modèle, cheveux rasés, vêtements noirs, et perdent toute identité : cela est une présentation graphique et brutale de ce qui était caché dans la société de consommation : là encore, ils ne sont que des outils mais non plus au service de la consommation et du capital, mais au service de leur névrose (la tyrannie de substitution). Seuls deux êtres gardent leur identité : Norton et Brad Pitt, car le premier est extérieur à ce qui se passe et essaye de le combattre (dans le film, il est aussi un projection de lui-même), et l’autre n’existe pas.
Dans l’Hotel, Brad Pitt à les cheveux rasés. Un changement s’est opéré, et également dans le film. Norton cesse d’être absent et commence à être acteur de sa propre existence, par la révélation qu’il est Tyler Durden, il commence à se réaproprier son existence, à être lui. Brad Pitt est chauve car à son tour, il est devenu un outil et perd donc de sa puissance, un outil servant à Norton a reprendre en main sa vie, à redevenir le centre et l’acteur de son existence. Brad Pitt outil devient un outil de plus en plus évident dans ses mains à mesure qu’il cesse de se dire indépendant de Norton, et Norton fini à la fin par reprendre le contrôle (« le flingue est dans ma main »), mais cette reprise de la situation, l’élimination de la tyrannie, passe aussi par l’échec : il doit se tirer dessus (tout abandonner, jusqu’à sa vie, comme le disais Brad Pitt)

A la fin du film (et non pas à la fin du livre), toute tyrannie est détruite, et Norton Redécouvre le monde dans les bras de Marla Singer. happy end écoeurante et qui détruit littéralement le sens donné au livre : pas de happy end, pas de destruction, la perfection ne peut durer qu'un instant et aucune libération possible.
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MessageSujet: Re: [FILM CULTE] "Fight Club"   Ven 26 Oct - 18:43

Noisicien a écrit:
d'ailleurs voilà le brouillon d'un travail oral que j'avais en parti fait sur fight club :

Fight Club:

Aliénation et marchandise.

Fight Club présente le désespoir et la folie (aliénation au sens maladie mentale) d’un homme dont l’être, la personnalité est entièrement absorbée par la dimension matérielle de son existence. La philosophie du film est emprunte de marxisme et est tributaire du travail des sociologues sur la société de consommation.

Dans la majorité, les membres du fight club représentent le nouveau prolétariat : leur travail est précaire, sous payé, ou ne profitent pas directement du fruit de leur travail.
Marx nous montre que le prolétaire ne possède rien d’autre que lui-même, que sa force de travail. Le prolétaire est aliéné dans le travail, non seulement à cause de la plus-value crée par le bourgeois sur son dos, mais aussi parce que l’ouvrier met une part de lui dans son travail, et le produit de son travail est donc une part de lui, qui ne lui revient pas, il est dépossédé d’une partie de lui-même, qui lui devient extérieure et hostile. A cause de son travail aliénant, l’homme devient étranger à lui-même. (le narrateur à soit pas de nom du tout/soit plusieurs noms différents dans le film)

Cela créait un vide dans l’identité des personnes, vide qui se comble via le « fétichisme de la marchandise ». Nos possessions deviennent la dimension la plus importante de notre être, nous nous définissons bien plus par ce que nous possédons, nos meubles, nos gadgets, etc.
Ces marchandises dans lesquelles nous nous abandonnons ne sont pas le fruit d’un seul homme, aucune réelle identité n’en transparaît si ce n’est celle que l’on projette dedans, puisque ces objets sont issus d’une chaîne, et sont donc impersonnels, vides, et, de plus, ont un « potenciel de défectuosité » important pour relancer l’économie. Si l’objet fabriqué est une part de l’ouvrier, si cet objet est voué dès le départ à se détruire, qu’advient t’il de la petite unité d’être de l’ouvrier qu’elle représente ? Elle se perd. C’est aussi contre cela que Tyler Durden est « conçu », contre cela qu’il doit lutter. (on portera des vestes de cuir qui dureront toute notre vie)


Ces aliénations, prises au sens figuré, mènent le personnage à une réelle aliénation, la folie.
Le personnage schizophrène crée un objet qui lui est extérieur, qui n’a pas de réelle existence, qu’il ne peut contrôler et dont il ne peut pas se débarrasser. Le film mélange en une seule représentation la névrose d’un homme et de toute la société, les deux se faisant écho. L’objet de la névrose du narrateur, sa projection de soi (son « spectacle » au sens Debordien du terme. Le spectacle est une projection de soi en un autre, on passe de l’être au paraître, et en l’occurrence, de l’avoir au paraître) sort de son esprit et prend une place dans le monde réel. Ainsi, Tyler Durden (Brad Pitt) apparaît comme symptôme non plus de la folie d’un homme, mais comme le symptôme de notre société malade en laquelle notre identité est éclatée, et dans laquelle les rapports humains ont été transformés en rapports de choses (les victimes d’accidents considérés comme de simples statistiques dans le travail du narrateur). Cette névrose commune naît de l’insatisfaction du producteur aliéné (dont le travail/part de lui-même ne lui revient pas, lui est extérieure et hostile) à se suffire à lui-même, à se sentir complet.

Le film propose un processus, un mode d’emploi pour se réapproprier son être et son existence, par la recomposition de l’activité humaine et le remaniement de soi, par une plongée en soi (thème qui fait écho à la philosophie de Foucault prise au pied de la lettre : il faut se travailler pour penser librement, pour changer son point de vue, se meurtrire pour accéder à une position autre). Ce remaniement de soi passe par le fait de se taper dessus. On fait travailler son corps autrement que pour le capital, on produit un travail (une activité) qui ne profite qu’à nous, dont les bénéfices nous reviennent directement (on se sculpte, on se travaille), on se réapproprie son corps, on le ré-investie pour qu’il ne soit plus qu’une machine (comment peux-tu savoir qui tu es si tu ne t’es jamais battu)
Un thème existentialiste est aussi présent dans cette prise de conscience, incarné dans le besoin de toucher le fond, de perdre le contrôle et de l’abandonner. C’est le désespoir Sartrien qui s’exprime au travers de ce « concept », (rechercherais dans mon existentialisme est un humanisme)

Ainsi, on se détache progressivement de la société de consommation et de ses mauvais effets pour se révéler être un être plus complet, dont toutes les dimensions sont rassemblées et unies dans un corps que l’on maîtrise et que l’on s’est réapproprié.

Mais ce processus est un échec. Il passe par la destruction, quoique cette destruction au contraire peut passer pour une réussit, tant le film joue sur les désirs anarchisants du spectateur (alors que dans le livre, le côté marxiste ressort bien plus, prenant le pas sur l’autre).

Etude secondaire et esthétique du film.

Le personnage principal n’est pas Tyler Durden, ni brad pitt ni edward norton. Le personnage principal est la tyrannie qui s’exprime dans toute la première partie par la marchandise, le travail aliénant qui nous détruit (insomnie) et qui mène à la névrose, névrose commune qui s’installe et contamine les individus et qui est le deuxième vecteur de la tyrannie.
En effet, on voit que Norton, dans la première partie, est victime d’un système_ la société de consommation_ et que c’est au travers de la souffrance des autres qu’il parvient à réduire les problème que cela lui pose. Il est l’archétype de l’homme moderne, et sert ainsi de miroir potentiel à chacun des spectateurs. Ensuite, Tyler Durden (la nevrose), se substitue à la société de consommation par une thérapie de choc, et à la place des normes et codes de la société, il établie d’autres normes et un nouveau dogme. Les personnes qui le suivent le suivraient comme ils suivraient n’importe qui d’autre. Ils suivent le charisme (le « spectacle » donc) de la névrose qui joue sur leurs désirs anarchisants, plus que la névrose incarnée elle-même et ce qu’elle prône (ces hommes sont en effets stupides et suivent aveuglément tout ce qu’il dit, prennent tout au pied de la lettre, sont vidés de toute consistence).
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A la fin du film (et non pas à la fin du livre), toute tyrannie est détruite, et Norton Redécouvre le monde dans les bras de Marla Singer. happy end écoeurante et qui détruit littéralement le sens donné au livre : pas de happy end, pas de destruction, la perfection ne peut durer qu'un instant et aucune libération possible.


Hé bien, on ne peut pas dire que tu sois dans le hors-sujet ! C'est une partie de ton travail ? Si oui, si tu as le document en format pdf. ou word, ça m'intéresserait de le lire entièrement. Tu peux me l'envoyer sur mon mail ?
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Noisicien



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MessageSujet: Re: [FILM CULTE] "Fight Club"   Mar 30 Oct - 13:21

C'est le brouillon, le reste a été fait sur matrix.
J'avais commencé à le rédiger réellement, mais ça fait deux ans que c'en est toujours au même point. Vivement que j'ai un pc portable pour pouvoir bosser en continu.

Je te retrouve ça, améliore un peu l'écrit et je t'envois le tout.

(mais c'est pas hors sujet.... ça parle de fight club....)
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MessageSujet: Re: [FILM CULTE] "Fight Club"   Mar 30 Oct - 14:39

1ère règle du Fight Club : on ne parle pas du Fight Club !

_________________
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MessageSujet: Re: [FILM CULTE] "Fight Club"   Mer 31 Oct - 16:20

je t'ai envoyé le truc par mail
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MessageSujet: Re: [FILM CULTE] "Fight Club"   Mer 31 Oct - 16:24

Noisicien a écrit:
je t'ai envoyé le truc par mail


Merci bien ! Wink

Même si on a enfrain la première règle du Fight Club ! Mr. Green
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