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 [littérature] parasites (murakami Ryû)

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Noisicien

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MessageSujet: [littérature] parasites (murakami Ryû)   [littérature] parasites (murakami Ryû) EmptyVen 28 Mar 2008 - 14:10

Murakami Ryû
Parasites (kyoseichu)
éditions Picquier poche, 2005 (publié pour la première fois au japon en 2000, première édition française en 2002) 398 pages

_ présentation

Parasites est le premier roman de Murakami Ryû que j'ai lu et il m'a convaincu d'acheter les autres. Comme beaucoup de romans de l'auteur, Parasites aborde ou évoque plusieurs thèmes difficiles (le traumatisme de la guerre, la mort, la violence, la manipulation, le terrorisme ...) autour d'une histoire à la fois simple et tordue, que l'on suit sans jamais vraiment savoir sur quoi elle va aboutir.

_ résumé

Uheara a assisté à la mort de son grand père quand il était en dernière année de primaire. Quand son grand père est mort, un ver, blanc et très long sortit par son nez et pénétra dans le corps de Uheara. Depuis, il n'est plus le même. Il a cessé d'aller à l'école, de sortir, de voir du monde, de faire quoi que ce soit. Il reste prostré dans son appartement et se gave de médicaments. Tout change quand sa mère lui achète un ordinateur et qu'il demande, suite à un reportage qu'il a vu à la télé sur les parasites, de l'aide et des informations sur le site de la journaliste Yoshiko Sakagami. Il est alors redirigé sur les pages de l'organisation inter-bio qui lui annonce qu'il a accueilli en lui un ver très rare utilisé par les tribus inca dans leurs rituels guerriers et anthropophages : le ver khoslocatère. Un ver dont les déjections occasionnent de violents accès de rage, de colère et des déferlements de violence. Dès lors, il se croit un être élu, il se croit destiné à remplir une importante mission : tuer tous les individus autour de lui. Alors il commence à sortir, il reprend contact avec le monde, sort de son mutisme, de sa réclusion pour pouvoir remplir à bien sa mission, avec toujours en tête sa capacité à tuer les gens qu'il croise.

_ critique

L'histoire peut déstabiliser tant elle ne correspond pas à tous les résumés qui peuvent en être faits. Murakami a ce talent, ce don et cette manière de concevoir les histoires qui font que dès que le récit commence à s'engager sur une voie, un nouvel évènement se présente pour faire partir le récit et le personnage dans un direction que rien avant ne pouvait laisser présager, et ce de manière tout à fait naturelle, et sans que l'on en éprouve la moindre irritation ou déception (comme cela est parfois le cas avec les films de David Lynch, qui suivent parfois la même errance). L'on est étonné, surpris, fasciné. Jamais déçu. Uheara se laisse doucement porter par les événements, prend tout ce qui se présente à lui et nous le suivons du début jusqu'à la fin sans jamais être en mesure de deviner ce qui attend plus loin le personnage ou ce qui va se passer à peine deux pages plus loin. Ce livre est, de ce point de vue là, terriblement excitant. Il donne également l'impression d'être un roman écrit par un auteur qui découvre internet et toutes les possibilités narratives que cet outil permet mais sans jamais tomber dans la facilité et en livrant une histoire où l'outil informatique n'est là que pour servir une histoire profondément humaine (et non l'inverse comme cela est trop souvent le cas), et finalement pleine d'espoir et d'humour.

Les livres de Murakami Ryu ne s'achèvent jamais. Ils sont comme les bons films selon Godard: ils s'abandonnent. La fin de ses romans sont des scènes d'exposition à d'autres romans qu'il appartient au lecteur d'écrire. Ainsi, Bleu presque transparent s'achèverait presque sur l'acte d'écrire, sur un Ryu couchant sur le papier les histoires de sa jeunesse, comme une lettre écrite à une amie perdue (ce qui est effectivement le cas). Une sorte de bouteille à la mer. Et ce qui suit n'est rien d'autre que la vie d'écrivain-cinéaste mythique de l'auteur. Kyoko s'achève sur le début du voyage à Cuba, et c'est à chacun d'imaginer de quelle manière il se déroulera. Parasites, quant à lui, s'achève sur une des fins les plus remarquables que j'ai lu jusqu'à présent, et elle pourrait justifier à elle seule la lecture du livre si celui-ci eût été mauvais. Uheara regarde la ville assis à la terrasse d'un café et nous fait part de ses pensées, fulgurantes et poétiques, ainsi que de ses projets. Mais après ces instants presque attendrissants, on sait qu'il y aura des attentats, et probablement d'autres meurtres. On sait que Uehara n'en n'est qu'au début de son histoire. Murakami Ryu a atteint un niveau élevé dans l'art d'écrire en cela que l'essentiel dans ses romans n'est pas tant ce qu'il a écrit (et qui du reste est de qualité) que justement ce qu'il n'a pas écrit et qu'il laisse à notre discrétion. Parasites est la scène d'exposition rêvée à toutes nos rêveries et à tous nos fantasmes de destruction. Il place entre nos mains un héros tragique comme notre époque en a tant besoin qui est en même temps surprenant de candeur. Un héros qui jette sur le monde un regard de nouveau-né et qui à tout moment, on le sent, peut être sauvé.

Et un brouillon d'article qui, parce qu'assez long et très maladroit encore, ne sera sans doute pas lu, qui essaye de montrer toute le génie qu'à déployé Mura' dans ce livre, et qui, après mes partiels, sera poussé plus dans les détails.
http://20six.fr/sombreval/art/41401527/murakami_article_long_brouillon_
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MessageSujet: Re: [littérature] parasites (murakami Ryû)   [littérature] parasites (murakami Ryû) EmptyDim 31 Juil 2011 - 23:20

Noisicien a écrit:

Parasites



Arrow Whorebutcher - You Are My Parasite

Là on s'en prends plein la gueule dès la première seconde... Mr. Green

@+

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MessageSujet: Re: [littérature] parasites (murakami Ryû)   [littérature] parasites (murakami Ryû) EmptyMar 29 Nov 2011 - 21:38

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MessageSujet: Re: [littérature] parasites (murakami Ryû)   [littérature] parasites (murakami Ryû) EmptyDim 1 Jan 2012 - 21:03

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